dimanche 27 septembre 2015

Infertilité psychologique

Ancien article 2013.
J'avoue ne plus savoir où j'ai pêché ça.
Pur copié-collé... (Pas bien, je sais)
C'était juste pour informer le peuple.
A l'avenir, je vous mettrai les liens de provenance.

Bisouilles



Il est impossible aujourd'hui d'aborder le problème de la fertilité et de la stérilité sans en évoquer la dimension psychologique.

Rappelons que selon certaines études près de 15 à 20 % des causes de stérilité soit environ une sur 5 ont une origine inexpliquée d'un point de vue médicale. Bien que les causes organiques d'une infertilité soient retrouvées dans environ plus de 80 % des situations, il n'est plus possible aujourd'hui de séparer l'organique et ses causes médicales bien réelles de l'état psychologique.

Comme dans toutes les maladies, l'état psychologique intervient d'une façon ou d'une autre et plus particulièrement dans cette problématique que représente la difficulté à avoir un enfant. Il est nécessaire de comprendre et d'accepter qu'en dehors d'un problème médical, une autre problématique intervient le plus souvent dans les problèmes rencontrés par les couples éprouvant des difficultés à avoir un enfant.

Le cas de femmes n'ayant pas réussit à avoir d'enfant après plusieurs FIV décidant d'adopter et tombant enceinte naturellement quelques mois plus tard est caractéristique de ce que les médecins et les « psys » appellent le « lâcher prise ».

D'autre part, la pratique de FIV qui permet à de nombreux couples d'avoir un enfant a des répercussions psychologiques qu'il faut connaître et dont les partenaires doivent tenir compte.
Prendre en compte la dimension psychologique

Il faut réussir à prendre en compte la dimension psychologique du problème de la stérilité que la médecine, devenue très technique, met peut être parfois trop de coté sans pour autant remettre en question les progrès scientifiques exceptionnels qui permettent à des couples d'avoir un enfant
Une personne souffrant d'un problème de stérilité possède son histoire et ses propres souffrances qui peuvent intervenir dans le processus de cette difficulté .


De nombreux psychanalystes se demandent même si ces souffrances ne peuvent pas être à elles seules, dans certains cas , l'origine des problèmes de la difficulté à avoir un enfant.
Mais pour aider davantage les femmes et les hommes tentant d'avoir un enfant , les médecins et les membres du corps médical doivent être à leur écoute et leur consacrer suffisamment de temps pour les laisser s'exprimer et évacuer leurs angoisses , situation malheureusement pas toujours compatible avec la surcharge de travail.
Les conséquences de ces difficultés pour les couples

De nombreuses personnes ne réalisent pas qu'ils ne sont pas les seuls et que plus d'un couple sur 6 éprouve des difficultés identiques
Ne pas réussir à concevoir un enfant, est encore trop souvent synonyme de honte et de clandestinité : les partenaires se replient peu à peu sur eux-mêmes, s'isolent, voient de moins en moins leurs amis ou leur famille, de peur d'être confrontés à ces questions lancinantes qui les panique, comme par exemple « vous nous le faites pour la noël cette année ? », « où en êtes-vous pour le bébé ? »ou alors pire encore « vous n'y arrivez toujours pas ? ». Ils ne supportent pas de rencontrer des couples avec des enfants, car cette situation leur renvoit à ce qu'ils vivent douloureusement comme un échec
L'impossibilité de mettre au monde un enfant est vécue comme un drame ou une malédiction rendant la situation insupportable
Tous les couples ne sont pas suffisamment solides pour surmonter cette épreuve difficile et certains d'entre eux se séparent.

La découverte de l'univers médical

La découverte d'un univers médical très technique, déshumanisé ainsi que la pratique d'examens difficiles à effectuer amènent parfois certaines personnes à ne plus supporter ces démarches.
Certaines femmes se rendent "à reculon" aux rendez vous et effectuent ces examens dans des conditions psychologiques désastreuses.
Affronter la toute puissance des médecins, des rendez vous au petit matin, , l'annonce de résultats pas toujours effectuée avec la diplomatie requise, ne rassurent pas les couples déjà très angoissés par ces épreuves.
Les difficultés de ces bilans sont parfois insurmontables : l'atteinte à l'intimité finit par ne plus être acceptable, se masturber dans un « cagibi » à 8 heures du matin, faire l'amour sur commande à une heure précise, subir des examens sans discontinuité, se faire examiner par des inconnus, attendre cuisses ouvertes dans une salle, son mari se masturbant dans la pièce d'à coté ... sont des situations très éprouvantes.

Le rôle du spécialiste

Préparer les partenaires à comprendre qu'ils vont effectuer un chemin long et difficile, qu'ils risquent d'y avoir de nombreuses déceptions...
Repérer les problèmes psychologiques sous-jacents qui peuvent apparaître comme la peur inconsciente de la grossesse, la crainte de revivre des conflits anciens....
Repérer les conflits dans le couple qui risquent de s'aggraver lors des examens et de ce long parcours
Aider le couple à faire face à l'éventuel échec .
Préparer le couple à envisager d'autres possibilités comme l'adoption par exemple

L'aide apportée


Pouvoir exprimer ses émotions et dialoguer avec un professionnel qui sera à l'écoute
Etre soutenu pendant cette période éprouvante psychologiquement
Enrayer le cercle vicieux échec qui entraine stress et angoisse, situations qui perturbent l'ovulation et qui peut aboutir à un nouvel échec
Apprendre à surmonter l'infertilité
Accepter d'entendre que les chances de réussite ne sont pas très élevées
Ne pas rester centrer sur ses problèmes et penser à s'évader : voyager, lire, pratiquer une activité sportive ou artistique, s'engager pour une cause humanitaire
Mieux vivre la difficulté de ne pas avoir d'enfant
Aider le couple à déculpabiliser, les femmes à surmonter leur dépression, les hommes à ne pas se sentir humilier et à ne pas remettre en cause leur virilité...
Aborder le problème de la sexualité qui est uniquement centrée sur l' unique objectif de « faire un bébé » et aider à retrouver le désir avec des jeux érotiques
Aider le couple à être plus complice , à s'aimer...
Les aider à comprendre que leur situation n'est pas isolée, et que d'autres couples connaissent ou ont connu la même épreuve.

Conseils pour éviter l'aggravation de la situation

Le premier des conseils est d'accepter d'en parler: libérer la parole, verbaliser ses angoisses, c'est déjà faire un pas pour aller mieux et ne pas vivre cette situation comme un fardeau et un secret trop lourds a porter
En parler ensembles, sans tabou, ni culpabilité, demeure une étape fondamentale de la réussite du traitement
En parler avec des amis, des proches ou de la famille
Accepter l'idée que le chemin sera probablement long et difficile et qu'il est indispensable d'exprimer ses angoisses
Comprendre que le stress et l'angoisse influent sur l'ovulation et aggravent les difficultés, notion peut être pas encore assez intégrée par les membres du corps médical.
Tentez de penser à autre chose : sortir, aller au cinéma, voyager, faire du sport ...
Rester soudés
Ne pas culpabiliser et prendre de la distance par rapport à l'entourage et réussir à sourire quand vous entendez ce type de phrase « vous nous le faites quand ce bébé ? "
Dialoguer avec d'autres couples qui connaissent ou ont connu ces difficultés
Ne pas diminuer les rapports sexuels et réapprenez à retrouver le désir
Et ne pas programmer trop tard une grossesse